Fièvre typhoïde : une maladie oubliée mais toujours bien présente dans les quartiers
Dans un article publié en 2023, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle que près de neuf millions de personnes contractent chaque année la fièvre typhoïde et qu’environ 110 000 en meurent, selon des estimations datant de 2019. Pourtant, malgré la gravité de cette infection, force est de constater qu’elle semble reléguée au second plan par les populations, au regard de l’insalubrité persistante observée dans plusieurs quartiers de la capitale. Une réalité préoccupante qui appelle à tirer la sonnette d’alarme et à renforcer les mesures de prévention.
Alors que le paludisme, la grippe et d’autres maladies occupent régulièrement le devant de la scène sanitaire au Gabon, l’éradication de la fièvre typhoïde pourtant tout aussi mortelle semble largement oubliée. Selon l’organisme onusien en charge de la santé, la fièvre typhoïde est une infection potentiellement mortelle causée par la bactérie Salmonella typhi. Elle se transmet principalement par l’eau ou les aliments contaminés. À cela s’ajoutent des facteurs aggravants tels que l’urbanisation rapide, les changements climatiques et la résistance croissante aux antibiotiques, qui risquent d’alourdir davantage la charge mondiale de morbidité liée à cette maladie.
Insalubrité, automédication et erreurs de diagnostic,des facteurs aggravants
Ces réalités sont vivement vécues dans plusieurs quartiers sous-intégrés à travers le pays. Le stress hydrique fait partie du quotidien de nombreux gabonais, tandis que la résistance aux antibiotiques découle en grande partie de l’automédication. En effet, bon nombre de citoyens préfèrent recourir à des médicaments sans consulter un professionnel de santé, se fiant à des connaissances souvent erronées. Or, les symptômes de la fièvre typhoïde sont, forte fièvre prolongée, fatigue, céphalées, nausées, douleurs abdominales, constipation ou diarrhée peuvent parfois s’accompagner d’une éruption cutanée.
Des manifestations cliniques fréquemment assimilées à d’autres infections, entraînant ainsi des erreurs de diagnostic et l’application de traitements inadaptés. Pourtant, seules des analyses de sang permettent de confirmer avec certitude la fièvre typhoïde. D’où l’importance de suivre les recommandations de l’OMS, notamment le respect strict des règles d’hygiène lors de la manipulation des aliments, l’amélioration de l’accès à l’eau potable et le recours à la vaccination antityphoïdique, qui demeure un moyen efficace de prévention.









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