Exonération de la THF : 2 avril, date butoir d’identification pour les lieux de culte
Dans un communiqué officiel relayé par le site Gabonactu, le ministère de l’Intérieur a tenu à rappeler aux responsables des lieux de culte qu’ils n’ont plus que quelques jours pour se faire identifier afin de bénéficier de l’exemption de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH). Passé le 2 avril 2026, il sera trop tard.
La course contre la montre est lancée pour les leaders religieux du Gabon. Dans la foulée d’une première note publiée le 9 février dernier, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation vient de fixer un ultimatum clair : les confessions religieuses et les responsables de lieux de culte ont jusqu’au jeudi 2 avril 2026 pour régulariser leur situation administrative.
Un avantage fiscal sous condition de transparence
L’enjeu est de taille pour les finances des associations cultuelles. En effet, cette procédure d’identification est la condition sine qua non pour bénéficier du non-paiement de la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH). Cette mesure d’exonération vise à soutenir les entités à caractère religieux, culturel ou philosophique, mais elle exige en contrepartie une transparence totale vis-à-vis de l’État.
Pour figurer sur la liste des bénéficiaires, le dossier à fournir est simplifié mais rigoureux. Les responsables doivent produire deux documents essentiels notamment une copie du récépissé définitif de l’association ou de la confession religieuse et une quittance d’électricité obligatoirement libellée au nom de ladite entité.
Où s’adresser ?
Afin de faciliter le déploiement de cette mesure sur l’ensemble du territoire, le ministère a décentralisé les points de collecte des dossiers. Pour le Grand Libreville, les responsables doivent se rendre directement à la Direction Générale des Élections et des Libertés Publiques (DGELP) au siège du ministère. Tandis que pour l’intérieur du pays les dossiers sont reçus au sein des Gouvernorats, des Préfectures et des Sous-Préfectures.
À moins de 48 heures de l’échéance, cet appel sonne comme une ultime mise en garde. L’administration souligne que ce recensement est crucial pour l’assainissement du fichier des associations cultuelles. Les retardataires s’exposent, de fait, au prélèvement automatique de la taxe sur leurs prochaines factures d’énergie.









GMT TV