Espagne : la diplomate gabonaise Koumba Pambo reçoit le Prix Femmes Avenir
La diplomate gabonaise Aurélie Flore Koumba Pambo a été honorée le 3 mars 2026 à Madrid, en Espagne, du « Prix Femmes Avenir », lors de la 9ᵉ conférence « Femmes et Diplomatie » organisée par l’association hispano-française Mujeres Avenir. Une distinction qui consacre son engagement en faveur d’une gouvernance environnementale inclusive et durable, tout en renforçant le positionnement du Gabon sur la scène internationale.
Une reconnaissance internationale du leadership gabonais. C’est dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes que la diplomate gabonaise Aurélie Flore Koumba Pambo a été distinguée à Madrid. Ce prix, attribué en alternance à des personnalités issues des sphères francophone et hispanophone, récompense cette année son action en faveur d’une approche inclusive des politiques environnementales.
Un parcours scientifique et institutionnel au service de l’environnement
Ambassadeur itinérante chargée des questions environnementales, la lauréate incarne depuis plusieurs années la diplomatie verte du Gabon. Son engagement s’inscrit dans une dynamique globale visant à concilier préservation de la biodiversité et développement durable, avec une attention particulière portée à l’intégration du genre. Scientifique de formation, titulaire d’un doctorat en biologie végétale de l’Université Paris VII, Aurélie Flore Koumba Pambo a construit un parcours marqué par la recherche et l’action publique. Elle débute à l’Institut de Recherche Agronomique et Forestière (IRAF), avant d’occuper des fonctions stratégiques au sein de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN).
Sur le plan international, elle a également représenté le Gabon auprès des Nations Unies à New York, en qualité de Représentante permanente adjointe chargée du développement durable, des changements climatiques et de l’environnement. Une expérience qui a consolidé son expertise dans les négociations multilatérales. Son leadership est également reconnu à travers ses responsabilités au sein d’instances internationales majeures. Elle a notamment été Co-facilitatrice du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) et préside le Comité pour les plantes de la Convention CITES, une première pour un représentant africain depuis la création de cette institution en 1987.
Genre, biodiversité et développement : une approche intégrée
Au cœur de son action, la question du genre occupe une place centrale. Dès 2011, elle contribue à l’intégration de l’équité dans les politiques agricoles au sein du CORAF. Entre 2013 et 2014, elle pilote des projets visant l’autonomisation économique des femmes rurales à travers le développement de filières durables de produits forestiers non ligneux. Cette approche intégrée se traduit également dans ses interventions lors des grandes conférences internationales, notamment les Conférences des Parties (COP), où elle plaide pour une gestion durable des ressources naturelles associée à une inclusion effective des femmes.
Elle a par ailleurs contribué à des initiatives majeures, telles que l’inscription du Parc national de l’Ivindo au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021, ou encore la valorisation du rôle des femmes dans la gestion forestière lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025.
Une distinction qui renforce l’image du Gabon à l’international
Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette distinction met en lumière le positionnement du Gabon comme acteur engagé dans la gouvernance environnementale mondiale. Le « Prix Femmes Avenir » vient ainsi consacrer une trajectoire qui illustre la capacité du pays à porter, au plus haut niveau, des enjeux liés à la biodiversité, au climat et à l’inclusion sociale.
Cette reconnaissance internationale s’inscrit également dans la dynamique impulsée par les autorités gabonaises, qui placent la préservation de l’environnement et la promotion du genre au cœur de leur action publique.









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