Enseignement supérieur : UOB, USTM, USS, IRSH, INSG… vers une paralysie des cours ?
La gangrène du front social continue de s’étendre et menace désormais l’enseignement supérieur. Après les tensions persistantes dans l’Éducation nationale et les signaux d’alerte venus du secteur de la santé, les enseignants-chercheurs et personnels assimilés des universités et instituts publics annoncent à leur tour une mobilisation d’ampleur. L’alerte a été donnée ce 16 janvier 2026 par le Dr Jean-Mariole Kombila Yebe, porte-parole du mouvement Intelligentsia, qui évoque une grève généralisée imminente susceptible de paralyser durablement les cours et les activités académiques.
La fronde concerne plusieurs établissements stratégiques du pays. L’Université Omar Bongo (UOB), l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), l’Université des sciences de la santé (USS), l’Institut de recherche en sciences humaines (IRSH) et l’Institut national des sciences de gestion (INSG). À l’issue d’une réunion de concertation de plus de trois heures, les représentants de ces structures disent avoir acté le principe d’un mouvement collectif, en marge des syndicats traditionnels, jugés inefficaces et silencieux face à la dégradation continue des conditions de travail et d’enseignement.
Une colère nourrie par des revendications structurelles et administratives
Dans leur communiqué, les membres du mouvement Intelligentsia pointent des dysfonctionnements profonds, tant sur le plan administratif que matériel. Ils dénoncent notamment la non-régularisation de nombreuses situations professionnelles, textes d’intégration toujours attendus, retards de titularisation, blocages d’avancement, absence de reclassement après l’obtention des grades du CAMES. Autant de manquements qui, selon eux, portent atteinte à la motivation, à la dignité et à la carrière des enseignants-chercheurs.
À ces revendications s’ajoutent des conditions matérielles qu’ils jugent indignes des ambitions affichées pour l’enseignement supérieur gabonais. Manque criant de salles de cours, absence de bureaux pour les enseignants, insuffisance, voire inexistence, de sanitaires fonctionnels : le tableau dressé est alarmant. En l’absence de réponses rapides des autorités compétentes, le mouvement Intelligentsia prévient que la grève sera enclenchée sans délai, faisant planer la menace d’une année universitaire fortement perturbée, au détriment des étudiants et de la recherche nationale.









GMT TV
[youtube-feed feed=2]