Élection/Fegafoot : AFG, les clubs amateurs et Anfpg contre la fraude en gestation !
L’ANFPG, l’AFG et le Collectif des clubs amateurs ont lancé, le lundi 23 mars 2026, un cri d’alarme sur le renouvellement du comité exécutif de l’instance faitière à Akanda. Entre accusations de violations de la loi et déni de démocratie, le processus électoral de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT) est désormais sous le feu des critiques. Fort de ces révélations, ces derniers appellent les autorités publiques notamment Paul Kessany à prendre ses responsabilités.
Alors que le locataire de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) se prépare pour rempiler, une vague de dénonciations pointe à l’horizon. Toute chose qui concourt à transformer ce scrutin en fracture évidente du football national. Pour les représentants des footballeurs et des clubs de la base, le processus de renouvellement du Comité exécutif est une « farce » qui méprise les lois de la République. Sapristi !
Un cadre légal piétiné ?
Réunis en conférence de presse, ces acteurs du football local ont dénoncé ce qu’ils qualifient de dérive autoritaire et de gestion clanique. Le premier grief, d’ordre juridique, porte sur les statuts de la Fegafoot qui auraient été modifiés en mai 2025 en faveur du Président sortant. « Aucune fédération ne peut se placer au-dessus des lois de la République », ont-ils martelé. L’accusation est grave, puisqu’à leurs dires la Fegafoot utiliserait les textes de la FIFA comme un bouclier pour contourner le droit national.
Ce qui serait à l’origine d’une zone de non-droit institutionnelle. Au-delà des textes, c’est le bilan moral du Comité exécutif sortant qui est cloué au pilori par cette coalition du refus. L’onde de choc de la condamnation d’Assoumou Eyi par la FIFA résonne encore. Pour l’ANFPG et l’AFG, le silence de l’équipe dirigeante s’apparente à une complicité morale. Le refus du débat mêlé à l’absence de reddition des comptes sont perçus comme une prime à l’impunité.
Enfin, l’exclusion des clubs amateurs du Congrès est décrite comme une injustice structurelle. Véritable poumon du football local, ces clubs se voient privés de voix délibérative. Ce choix politique, qualifié de « marginalisation délibérée », interroge sur la légitimité réelle des futurs élus. « STOP », ont conclu les signataires de la déclaration d’Akanda. Non sans manquer d’appeler le Gouvernement à prendre ses responsabilités pour garantir une élection transparente et digne. Le match pour la survie du football gabonais ne fait que commencer.










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