Education nationale : mise en solde, présalaires, avancements… entrée en vigueur à partir de février 2026
Le calendrier gouvernemental a été profondément bousculé par le durcissement de la grève des enseignants de l’Éducation nationale, dont les revendications portent sur la régularisation de situations administratives restées en suspens depuis plusieurs années. Face à la paralysie du système éducatif, l’exécutif a engagé des concertations intensives. C’est dans ce contexte qu’une Commission tripartite réunissant les ministères de l’Éducation nationale, du Budget et de la Fonction publique d’une part, et de l’autre les partenaires sociaux du secteur, a travaillé jusqu’à une heure avancée de la nuit du 13 janvier 2026, débouchant sur une série de décisions concrètes visant à apaiser le climat social avec une mise en œuvre progressive annoncée à partir de février 2026.
Les conclusions de cette commission ont été arrêtées dans la nuit du 14 janvier 2026. Selon les autorités, ces avancées découlent directement des très hautes instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. L’objectif affiché est clair, apporter des réponses administratives et financières à des milliers d’enseignants longtemps confrontés à la précarité, tout en posant les bases d’une gestion plus rigoureuse des carrières dans la fonction publique.
Des mesures chiffrées pour apaiser la crise sociale
Dans le détail, la commission a acté la mise en solde de 328 sortants des Écoles normales supérieures (ENS) et de l’ENSET, mettant ainsi fin à une attente prolongée pour ces jeunes enseignants. Par ailleurs, 692 sortants des écoles ENIL et ENIF, 108 enseignants des matières scientifiques ainsi que 1 810 enseignants “bénévoles” bénéficieront d’une mise en présalaire. À ces mesures s’ajoute la régularisation de 4 000 situations administratives, incluant titularisations, avancements automatiques et reclassements après stage, sur un total de 6 574 dossiers déjà codifiés à la Fonction publique.
L’exécutif précise en outre que ces décisions entreront progressivement en vigueur dès février 2026 et qu’elles seront ultérieurement étendues à l’ensemble des agents publics de l’État, notamment au secteur de la santé. Afin d’assurer une application effective et transparente, un Comité de suivi et d’évaluation a été institué par arrêté et officiellement installé. Le gouvernement espère ainsi transformer ces engagements en résultats concrets, en vue d’un retour durable à la sérénité dans le secteur éducatif et, plus largement, dans la fonction publique gabonaise.








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