Éducation nationale : des inspecteurs déployés dès lundi pour contrôler la présence au poste
La journée du lundi 19 janvier 2026 s’annonce déterminante dans le bras de fer opposant les enseignants à leur ministère de tutelle, sur fond de revendications liées à la régularisation des situations administratives. Dans un climat marqué par le durcissement du ton de SOS Éducation après des pourparlers peu concluants avec le gouvernement, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de passer à l’offensive. L’Inspection générale des services (IGS) a ainsi adressé une lettre de mission formelle à ses inspecteurs, leur enjoignant de descendre sur le terrain afin de contrôler l’effectivité de la reprise des cours à l’issue des congés de fin d’année.
Selon ce document officiel référencé N°169/MENIC/IGS, la mission vise à s’assurer du respect du calendrier scolaire 2025-2026 et du fonctionnement normal du service public de l’éducation. Du 19 au 30 janvier 2026, les inspecteurs seront déployés dans l’ensemble des circonscriptions qui leur seront assignées, en coordination avec les Directions d’Académies provinciales et les Directions de Zones académiques. Les établissements publics, mais aussi privés reconnus d’utilité publique, sont concernés par cette vaste opération de contrôle, qui devra aboutir à un état des lieux précis de la situation sur le terrain.
Une mission de contrôle à forts enjeux sociaux
Dans le détail, les inspecteurs sont chargés de vérifier la présence effective des personnels administratifs et enseignants, de constater la tenue réelle des cours dans les salles de classe et d’apprécier le niveau de fréquentation scolaire des élèves. Ils devront également identifier les établissements où la reprise demeure partielle ou inexistante, relever les difficultés persistantes et évaluer les besoins urgents en personnel enseignant ou en accompagnement pédagogique. La mission prévoit la formulation de mesures correctives et de pistes de solutions destinées à favoriser un retour à la normale.
Les inspecteurs sont appelés à agir avec neutralité, rigueur et professionnalisme. Leurs constats et recommandations devront être consignés dans des procès-verbaux et rapports circonstanciés, attendus au plus tard le 6 février 2026. Des conclusions très attendues, dans un contexte social où chaque décision pourrait peser lourd sur l’avenir de l’année scolaire.









Au lieu de trouver un terrain d’entente avec le corps enseignant, c’est maintenant une tentative d’intimidation. Vous vous avez vos salaires à beaucoup de chiffres, vous ne manquez de rien.
Ces enseignants ne sont pas des brigands. Ce sont des pères et des mères qui ont des familles à nourrir. Vous enverrez des inspecteurs afin de s’assurer de leurs présences aux postes. N’est-ce pas dit-on : « un ventre affamé n’a point d’oreilles » ? (Jean de la Fontaine).
Au lieu de trouver des stratégies constructives, ce sont des tentatives pour intimider… pff Continuez dans vos élans.