Education : 300 postes budgétaires, 3 000 situations administratives, Camélia Ntoutoume promet des décisions
Le gouvernement tente de desserrer l’étau de la crise sociale qui secoue le secteur éducatif. Dans un communiqué interministériel publié ce 10 janvier 2026, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, annonce une série de mesures attendues par les enseignants, notamment l’octroi de 300 premiers postes budgétaires et la régularisation de 3 000 situations administratives. Cette sortie officielle intervient dans un climat particulièrement tendu, alors que la plateforme SOS Éducation a annoncé, lors d’une assemblée générale tenue le même jour la poursuite de la grève dès ce lundi.
Selon le communiqué, ces décisions s’inscrivent dans le cadre préparatoire des travaux de la Commission tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières des agents de l’Éducation nationale. Les ministres de l’Éducation, des Finances et de la Fonction publique entendent engager un processus structuré, visant à améliorer durablement la qualité du système éducatif. Les 300 premiers postes budgétaires annoncés devraient bénéficier prioritairement aux sortants d’écoles de formation, aux professeurs de sciences et aux enseignants bénévoles, tandis que la régularisation administrative concernera environ 3 000 agents en attente de reclassement, d’intégration ou de rappel de droits.
Une réponse gouvernementale face à une crise sociale persistante
Une séance de travail est prévue le dimanche 11 janvier 2026 afin d’harmoniser et de hiérarchiser l’ensemble des revendications contenues dans les différents cahiers de charges. Cette rencontre réunira les représentants des partenaires sociaux, ceux de SOS Éducation, des enseignants et de l’administration centrale. Dès le lundi 12 janvier, la commission technique composée des services des ministères concernés reprendra l’examen détaillé des dossiers, avant la réunion formelle de la Commission tripartite interministérielle, annoncée pour le mardi 13 janvier sous la haute présidence du Vice-Président du Gouvernement.
Lors de leur assemblée générale, les membres de SOS Éducation ont réaffirmé leur méfiance, estimant que les précédentes commissions n’avaient pas permis de régler le fond du problème. La poursuite de la grève apparaît ainsi comme un moyen de pression, alors même que le gouvernement promet la mise en place d’une commission de suivi et d’évaluation chargée d’assurer un point mensuel sur l’exécution des engagements.









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