Digitalisation des permis de conduire : plus de 1000 demandes déjà enregistrées
Lancé la semaine dernière à Libreville par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le processus de passage au permis de conduire numérique connaît un démarrage fulgurant. Si l’engouement des usagers est indéniable, l’exigence de documents d’identité biométrique freine encore de nombreux candidats.
Selon les constatations de l’Agence gabonaise de presse (AGP), le succès de l’opération est déjà visible sur le terrain. Au centre d’enrôlement du stade d’Angondjé, plus de 1 000 demandes ont été enregistrées en seulement cinq jours. « Ça se déroule très bien, c’est un projet qui a bien pris », confie un agent déployé sur les lieux, confirmant l’adhésion massive des Gabonais à ce nouveau modèle sécurisé.
Le verrou des documents d’identité
Malgré cet enthousiasme, le parcours des usagers n’est pas sans embûches. Le principal point de friction réside dans la nature des pièces d’identité exigées. Pour accéder à la digitalisation, le demandeur doit impérativement présenter un passeport biométrique ou une carte nationale d’identité numérique.
Or, une partie importante de la population ne dispose pas encore de ces documents de nouvelle génération. Sur place, les agents rapportent que de nombreux citoyens se présentent avec des récépissés NIP, d’anciennes cartes d’identité ou des documents expirés, lesquels sont systématiquement refusés, ralentissant ainsi le rythme des enregistrements.
Coûts et modalités spécifiques
L’administration a également apporté des précisions sur les tarifs en vigueur. Le coût du nouveau permis digital est fixé à 10 000 FCFA pour la catégorie B (véhicules légers) et 20 000 FCFA pour les autres catégories (A, C, D, E et F). La fiche d’enregistrement spécifique à 20 000 FCFA concerne les détenteurs de permis étrangers, expatriés ou Gabonais ayant obtenu leur titre à l’extérieur.
Pour ces derniers, ce document fait office de validation temporaire pendant un an avant l’obtention du titre définitif gabonais. Les premiers « macarons » devraient être délivrés dès ce mercredi 1er avril, respectant ainsi le délai d’une semaine promis par les autorités. Une étape cruciale pour la modernisation des services publics gabonais.









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