Dépénalisation de l’homosexualité: «une avancée majeure» selon Faustin Boukoubi
Depuis le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de la loi n°042/01 du 5 juillet 2019 portant Code pénal incriminant l’homosexualité, Faustin Boukoubi était resté silencieux sur la question. C’est donc à la faveur d’une entrevue parue dans le quotidien L’Union dans sa livraison du lundi 10 janvier 2022 que le président de l’Assemblée nationale, a donné son point de vue sur cette question qui ne cesse de secouer l’opinion.
Si l’adoption de cet amendement dans le Code pénal avait été actée par le parlement, le débat sur la dépénalisation continue d’être vif au sein de l’opinion nationale. Ainsi le président de l’Assemblée nationale Faustin Boukoubi s’est, au cours d’un entretien exprimé sur le choix fait par les parlementaires.
Ainsi, le président de l’Assemblée nationale a tenu à répondre aux détracteurs indiquant que l’institution dont il a la charge nageait à contre courant en votant des textes « impopulaires ». « La dépénalisation de l’homosexualité signifie tout simplement que les homosexuels n’encourent plus une peine de prison du fait de leur pratique sexuelle. Ce qui est conforme à l’article 1er de la Constitution et à la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 », a-t-il déclaré au quotidien L’Union.
Il faut souligner que la dépénalisation de l’homosexualité avait suscité un véritable tollé au sein de l’opinion nationale, même si du côté des partisans du retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de la loi n°042/01 du 5 juillet 2019 portant Code pénal incriminant l’homosexualité, cette décision permet de s’arrimer aux standards internationaux en matière de libertés individuelles.