Crise Venezuela–États-Unis : Cuba dénonce une «agression militaire» et appelle à la mobilisation internationale
Dans une déclaration rendue publique le 3 janvier 2026, le gouvernement révolutionnaire cubain a condamné avec fermeté ce qu’il qualifie d’« agression militaire des États-Unis contre le Venezuela ». La Havane réaffirme son soutien total à Caracas et appelle la communauté internationale à s’opposer à une escalade jugée dangereuse pour la paix régionale et mondiale.
La tension géopolitique en Amérique latine franchit un nouveau seuil. Dans un communiqué officiel, le gouvernement de Cuba accuse les États-Unis d’avoir mené une action militaire contre le Venezuela, qualifiée d’« acte criminel » et de violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations Unies.
La Havane au chevet de Caracas
La déclaration cubaine affirme un soutien « absolu » à la République bolivarienne et à son gouvernement, appuyant notamment les prises de position de la vice-présidente exécutive vénézuélienne Delcy Rodríguez. La Havane exige des autorités américaines qu’elles fournissent une preuve de vie du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, évoquant un possible enlèvement dans le cadre de l’opération dénoncée.
Pour Cuba, cette offensive s’inscrit dans une stratégie plus large de pression et de déstabilisation menée depuis plusieurs années contre Caracas, marquée selon elle par des déploiements militaires et des accusations « infondées ». L’objectif réel serait, toujours selon La Havane, le contrôle des ressources naturelles vénézuéliennes et la restauration d’une hégémonie régionale inspirée de la doctrine Monroe.
Une menace pour la paix régionale. Le communiqué souligne que cette escalade remet en cause la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, adoptée à La Havane en 2014 par l’ensemble des gouvernements de la région. « La communauté internationale ne peut tolérer qu’un tel acte reste impuni », martèle le texte, appelant gouvernements, parlements et mouvements sociaux à condamner ce qu’il qualifie de «terrorisme d’État ».
Un appel à la mobilisation mondiale
Dans un ton résolument militant, le gouvernement cubain avertit que toutes les nations de la région sont désormais concernées par cette menace. Il réaffirme la détermination de Cuba à défendre la souveraineté régionale, allant jusqu’à invoquer le sacrifice ultime au nom de la solidarité avec le peuple vénézuélien.
Cette sortie, d’une intensité rare, illustre le regain de tensions idéologiques et stratégiques sur le continent latino-américain, dans un contexte international déjà fragilisé par de multiples foyers de crise.









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