Crise de l’éducation : les établissements scolaires totalement paralysés à Port-Gentil
La grève des enseignants du secteur public, lancée pour exiger de meilleures conditions de vie et de travail ainsi que le respect des engagements de l’État, continue de perturber gravement le fonctionnement normal du système éducatif national. Selon le site d’actualité Gabonactu, à Port-Gentil, la capitale économique gabonaise, aucun établissement scolaire n’a rouvert ses portes ce mardi 03 février 2026, selon les constats réalisés sur place.
Du Lycée technique Jean Fidèle Otandault au Lycée d’État Joseph Ambouroue Avaro (LJAA), en passant par le CES du Parc et son annexe, jusqu’aux écoles publiques urbaines 1 et 2, le silence règne en maître, remplaçant le brouhaha habituel des élèves et des enseignants. En dehors de quelques membres du personnel administratif, le paysage est désert. Aucun élève ne traîne dans les cours, et les salles de classe sont complètement vides.
« Mon fils est assis à la maison face à la détermination de la ministre de tutelle de ne pas écouter les revendications des enseignants. Dans quelques jours, il aura un prof de soutien pour l’accompagner jusqu’au baccalauréat. C’est terrible notre pays, et cela se répète chaque année », s’indigne Hélène B., parent d’élève, rencontrée devant le portail du LJAA par le correspondant de Gabonactu.
Des établissements scolaires paralysés
Cela fait plusieurs semaines que Port-Gentil est confronté à cette paralysie scolaire, privant des milliers d’élèves de cours réguliers. Cette situation engendre un climat d’inquiétude et d’incertitude au sein des familles, gravement affectées par les conséquences sociales et économiques de l’arrêt prolongé des activités pédagogiques.
Il faut dire que les apprenants deviennent les principales victimes de ce bras de fer entre syndicats et autorités. Plus alarmante encore, la situation des candidats aux examens de fin d’année, notamment du BEPC et du Baccalauréat, dont les chances de succès diminuent chaque jour. L’absence de cours, de révisions encadrées et d’évaluations continuelles compromet leur préparation académique et creuse davantage les inégalités entre les élèves des établissements publics et ceux des écoles privées, islamiques et conventionnées, où les enseignements se poursuivent normalement.









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