Crise de l’éducation : Guilou Bitsutsu-Gielessen appelle à un engagement budgétaire fort et crédible de l’État
Dans une déclaration rendue publique lundi 19 janvier 2026, Guilou Bitsutsu-Gielessen, président du Mouvement Priorités Citoyennes, plaide pour une refondation sérieuse de la politique éducative au Gabon. Au cœur de son propos : la nécessité de faire de l’éducation une priorité nationale réelle, appuyée par des engagements budgétaires clairs et une restauration urgente de la confiance entre l’État et les enseignants.
Alors que le secteur éducatif demeure traversé par des tensions persistantes, Guilou Bitsutsu-Gielessen estime que la sortie de crise ne saurait reposer sur des annonces ponctuelles ou des mesures conjoncturelles. Pour lui, l’État doit assumer un choix politique fort, lisible et durable.
Un effort budgétaire à la hauteur des enjeux
Le président du Mouvement Priorités Citoyennes appelle à un relèvement significatif des ressources allouées à l’éducation. Selon lui, l’État gabonais doit consacrer au moins 20 à 25 % du budget national à ce secteur stratégique, conformément aux objectifs fixés par l’Union africaine. Une allocation qui, insiste-t-il, devrait être sanctuarisée et protégée des aléas politiques et économiques.
À ses yeux, sans cet effort budgétaire structurel, toute réforme de l’école gabonaise restera fragile et insuffisante face aux défis d’accès, de qualité et d’équité du système éducatif.
Apaiser l’urgence, réformer sur le long terme
Sur la crise actuelle des enseignants, Guilou Bitsutsu-Gielessen met en garde contre l’illusion de solutions rapides. « Sortir de la crise ne se fera pas par une mesure miracle », souligne-t-il, estimant que seule une combinaison de gestes immédiats d’apaisement et de réformes profondes et soutenues dans le temps peut permettre de rétablir un climat serein.
Il insiste notamment sur la nécessité de régulariser les situations administratives en souffrance, tout en engageant une refonte plus large de la gouvernance et du financement du système éducatif.
Restaurer la crédibilité de l’action publique
Pour le leader citoyen, la clé de toute sortie durable de crise réside dans la crédibilité de l’État. « La population et les enseignants sont épuisés par les promesses non tenues », observe-t-il, appelant à une rupture nette avec les pratiques du passé.
Chaque engagement pris, affirme-t-il, doit désormais être tenu, mesurable et clairement communiqué, afin de restaurer la confiance entre l’administration et les acteurs de l’école. Une confiance sans laquelle, selon lui, l’école gabonaise ne pourra ni se relever ni jouer pleinement son rôle dans le développement du pays.
À travers cette prise de position, Guilou Bitsutsu-Gielessen remet le débat éducatif au cœur des priorités nationales, en rappelant que l’avenir du Gabon se construit d’abord dans ses salles de classe.








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