Crise de l’éducation : Flavienne Adiahenot plaide pour une refondation lucide et responsable de l’École gabonaise
Dans une note stratégique publiée ce lundi 19 janvier 2026 sur sa page Facebook, Flavienne Adiahenot, cadre de l’Union Nationale et ancienne députée de la Transition, livre une analyse structurée de la crise de l’éducation nationale. Loin de la confrontation, elle appelle à un sursaut politique fondé sur l’apaisement, la responsabilité et une refondation durable de l’École gabonaise.
La crise que traverse l’éducation nationale continue d’alimenter le débat public. Ce lundi 19 janvier 2026, Flavienne Adiahenot, cadre de Union Nationale et ancienne députée de la Transition, a choisi les réseaux sociaux pour poser les termes d’un débat qu’elle juge trop souvent enfermé dans la crispation. Dans une longue note stratégique diffusée sur Facebook, elle appelle à « la lucidité et au sens du bien commun », rappelant que « l’École gabonaise n’est pas un lieu de confrontation, mais un héritage collectif et une promesse pour l’avenir ».
D’emblée, l’ancienne parlementaire assume une posture d’apaisement. Reconnaître les difficultés et entendre la souffrance exprimée par les enseignants, écrit-elle, constitue « un acte de courage politique, non un aveu de faiblesse ». Une manière de poser les bases d’un diagnostic qu’elle veut partagé, loin des réponses conjoncturelles et des replâtrages de circonstance.
Une crise structurelle et une rupture de confiance
Au cœur de son analyse, Flavienne Adiahenot décrit une crise « structurelle », née d’un écart persistant entre les engagements de l’État et les réalités vécues sur le terrain par les enseignants, les élèves et les familles. Cette fracture aurait progressivement rompu le pacte de confiance autour de l’école publique.
À cette crise de gouvernance s’ajoute, selon elle, un déficit matériel majeur : manque de salles informatiques, absence de laboratoires scientifiques fonctionnels, inexistence de matériels dédiés à l’éducation artistique et technique, pénurie de tables-bancs et de mobilier scolaire de base. Une situation qu’elle juge « indigne d’un État qui ambitionne le développement » et qui compromet gravement la qualité des apprentissages.
Urgence sociale et dialogue permanent
Dans sa note, la cadre de l’Union Nationale propose une sortie de crise articulée autour de plusieurs axes. Le premier concerne l’urgence humaine et sociale, avec la régularisation intégrale des situations salariales, des rappels et des avancements bloqués, ainsi que la publication d’un calendrier national contraignant, assorti de mécanismes de suivi public.
Elle plaide également pour l’institutionnalisation d’un dialogue éducatif permanent, réunissant l’État, les syndicats, les parents d’élèves et les acteurs de terrain, formalisé par un texte réglementaire et assorti d’une obligation de réponse motivée de l’administration. Objectif affiché : mettre fin aux concertations de crise improvisées et prévenir durablement les conflits.
Audit indépendant et refondation de l’École
Autre pilier central de sa proposition : le lancement d’un audit national indépendant du système éducatif. Celui-ci devrait, selon elle, établir la vérité sur l’état des infrastructures, les effectifs, la gouvernance administrative, la formation des enseignants et l’adéquation formation–emploi. Les résultats, rendus publics, serviraient de base à un plan d’actions chiffré et territorialisé.
À plus long terme, Flavienne Adiahenot appelle à une refondation de l’École gabonaise : revalorisation durable des métiers de l’éducation, renforcement de la formation initiale et continue, révision des programmes scolaires, et déploiement d’un plan national d’équipement des établissements. L’objectif : réhabiliter l’école publique comme pilier de l’égalité républicaine.
Un appel politique sans calcul personnel
Prenant soin de lever toute ambiguïté, l’ancienne députée précise que sa démarche « ne procède d’aucune quête de poste ni d’ambition personnelle ». Son urgence, affirme-t-elle, réside dans l’avenir des générations futures. « Sortir de la crise de l’éducation, ce n’est pas seulement gérer une urgence sociale. C’est un choix de civilisation », conclut-elle.
Par cette sortie médiatique structurée et argumentée, Flavienne Adiahenot s’invite ainsi au cœur d’un débat national sensible, en proposant une grille de lecture politique qui mise sur la responsabilité de l’État, la cohérence de l’action publique et l’investissement dans l’humain comme condition de la confiance nationale.








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