Crise au PDG : Yves Fernand Manfoumbi appelle à la concertation et au respect des statuts
Dans une déclaration publiée ce mardi 3 mars 2026, le vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG), Yves Fernand Manfoumbi, appelle à l’apaisement après la mise en demeure adressée au directoire conduit par la tendance Blaise Louembé. Il plaide pour un règlement des différends internes par le dialogue et le respect des textes.
La crise interne qui secoue le PDG continue de susciter réactions et prises de position. Après la mise en demeure adressée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue à la direction dite « tendance Blaise Louembé », c’est au tour du vice-président du parti, Yves Fernand Manfoumbi, de sortir de sa réserve. Dans un message intitulé « Choisir le dialogue, préserver l’essentiel », il invite les militants et responsables à éviter toute escalade susceptible de fragiliser durablement la formation politique.
« Les tensions internes ne doivent pas faire oublier l’essentiel »
Yves Fernand Manfoumbi reconnaît l’existence de divergences au sein du parti. Selon lui, ces désaccords sont inhérents à toute organisation politique vivante. « Oui, des divergences existent. (…) Mais elles ne doivent ni fracturer durablement notre famille politique ni affaiblir son rôle dans le débat national », écrit-il.
Pour le vice-président du PDG, la priorité demeure la préservation de l’unité. « Notre responsabilité collective est d’éviter que les désaccords ne deviennent des ruptures », insiste-t-il. Il rappelle que les partis politiques reposent sur des statuts, des organes et des procédures qui constituent des garanties d’équité et de stabilité. « Ces règles ne sont pas des contraintes arbitraires ; elles sont les garanties du respect mutuel », souligne-t-il.
Un appel à la concertation et au respect des textes
Dans un contexte politique marqué par la Transition et par de fortes attentes citoyennes, Yves Fernand Manfoumbi estime que l’heure n’est pas à l’escalade. « Je crois profondément que l’heure n’est pas à l’escalade. Elle est à la concertation », affirme-t-il.
Il appelle les différentes parties à revenir à la table des discussions et à laisser les instances compétentes arbitrer les différends dans le respect des textes. « La division serait un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre », prévient-il, considérant que les Gabonais attendent des responsables politiques « de la hauteur et de la maturité ».
Héritage et continuité
Le vice-président du PDG inscrit également son propos dans la continuité historique du parti. Il rend un hommage appuyé au président fondateur, Omar Bongo Ondimba, ainsi qu’aux générations successives de militants ayant porté la formation politique à travers les neuf provinces du pays.
Il évoque les différents courants internes, « appeliste, rénovateur, héritage et modernité », pour rappeler que, malgré les sensibilités, « la flamme est restée allumée tout comme la main tendue ».
Une séquence à transformer en opportunité
Pour Yves Fernand Manfoumbi, la crise actuelle peut devenir une opportunité de clarification et de consolidation, à condition que le dialogue l’emporte sur la défiance. « La force d’une organisation ne réside pas dans l’absence de désaccords, mais dans sa capacité à les dépasser », conclut-il, en appelant à « un esprit de réconciliation, un esprit de respect des règles, un esprit tourné vers l’avenir ».
Au-delà des personnes, c’est l’unité et la crédibilité du PDG qui se trouvent aujourd’hui au cœur des enjeux.










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