Coopération militaire : des fusiliers marins gabonaise en immersion à bord du patrouilleur espagnol «Furor»
Le Golfe de Guinée, zone stratégique mais vulnérable, est au cœur d’une intense session de renforcement des capacités militaires. Depuis le 23 mars et jusqu’au 27 mars, le patrouilleur de haute mer espagnol Furor est en escale technique et opérationnelle au Gabon. À son bord, les marins gabonais bénéficient d’une formation de haut niveau visant à muscler la riposte face aux menaces maritimes, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse (AGP).
Le Groupement des fusiliers marins (GFM) de la Marine nationale est mobilisé pour cette série d’exercices tactiques. Sous l’œil expert de l’équipage espagnol, les troupes gabonaises perfectionnent leur maîtrise du maniement des armes en mer et les techniques de secourisme de combat. Ces sessions sont cruciales pour améliorer la réactivité des unités lors d’interventions en milieu hostile ou de sauvetages d’urgence.
Le Furor, un bâtiment moderne de 2 500 tonnes, sert de plateforme d’apprentissage grandeur nature. Outre le volet tactique, la formation s’étend aux entrailles du navire. Des techniciens gabonais sont ainsi immergés dans la salle des machines pour se familiariser avec la maintenance et la réparation des quatre moteurs propulseurs du patrouilleur, un transfert de compétences technologiques essentiel pour l’autonomie de la flotte nationale.
« Être plus opérationnels »
Pour les autorités militaires gabonaises, cette opportunité est une plus-value stratégique. « C’est très important de toujours apprendre. Cela permet à nos personnels d’élargir leurs compétences, de mieux connaître différents types de matériels et d’être plus opérationnels », a confié à l’AGP le lieutenant Lilian Ranozinault, officier de liaison du GFM.
Cette escale, qui s’inscrit dans le cadre des présences maritimes coordonnées de l’Union européenne, vient consolider la coopération bilatérale entre Madrid et Libreville. En unissant leurs forces, l’Espagne et le Gabon réaffirment leur engagement commun pour la sécurisation des espaces maritimes, une condition sine qua non au développement de l’économie bleue dans la région.










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