CESEC : Guy Bertrand Mapangou ouvre la session 2026 sous le signe de la fermeté pénale et de la souveraineté sur l’Iboga
Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy Bertrand Mapangou, a ouvert ce mardi 17 février 2026 à Libreville la première session ordinaire de l’institution. Face au Vice-Président du Gouvernement et aux corps constitués, il a placé les travaux sous deux axes sensibles : la recrudescence des crimes de sang et la valorisation stratégique de l’Iboga, tout en appelant à une trêve sociale dans le secteur de l’éducation.
Dans une allocution solennelle, le président du CESEC a rappelé que l’institution n’est « ni un simple organe consultatif ni une institution de convenance », mais « un véritable pilier du dialogue national ». À l’entendre, le Conseil doit éclairer l’Exécutif et le Parlement par des avis argumentés, fondés sur l’analyse rigoureuse des réalités économiques, sociales, environnementales et culturelles. Une manière d’affirmer la centralité du CESEC dans la Vᵉ République, à l’heure où le pays traverse des tensions sociales persistantes.
Crimes de sang : un débat sensible sur la peine de mort
Premier thème retenu : la recrudescence des crimes crapuleux et l’ouverture d’un débat sur un éventuel retour de la peine de mort. Guy Bertrand Mapangou a précisé que cette inscription à l’ordre du jour « ne procède nullement d’une volonté de rupture avec les principes fondamentaux des droits de l’homme », mais d’« un impératif de conscience collective ». Il s’agit, selon lui, de « poser, sans faux-semblants, la question de l’efficacité de notre arsenal répressif et préventif ».
Le président du CESEC a évoqué la nécessité d’un « électrochoc » face à des actes qui « heurtent profondément la conscience nationale ». Une consultation élargie des forces vives est annoncée sur 21 jours, conformément aux instructions du président de la République. Le débat, a-t-il insisté, devra dépasser la seule réponse pénale pour intégrer prévention, éducation et réinsertion.
Iboga : vers une souveraineté scientifique et économique
Le second axe porte sur l’Iboga, qualifié de « moteur économique et levier de recherche scientifique ». Pour le président du CESEC, le Gabon ne peut plus rester « spectateur de sa propre spoliation » alors que « des laboratoires étrangers s’emparent de ses vertus en déposant des milliers de brevets ». Il appelle le Gouvernement à déclarer l’Iboga « patrimoine national inaliénable » et à structurer une filière responsable.
Au-delà de ces deux thématiques, Guy Bertrand Mapangou a plaidé pour une trêve sociale dans l’éducation, estimant que la paix sociale demeure « notre bien collectif le plus précieux ». À l’ouverture de cette première session 2026, le CESEC entend ainsi s’imposer comme une vigie institutionnelle, entre fermeté sécuritaire, souveraineté économique et appel au dialogue national.








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