CEMAC : Le Gabon, seul pays en règle concernant le paiement de la taxe communautaire d’intégration
Selon des sources officielles au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), citée par Financial Afrik, le Gabon se distingue actuellement comme le seul pays à avoir intégralement honoré ses engagements financiers notamment le paiement de la taxe communautaire d’intégration (TCI). Cette situation illustre non seulement l’engagement du pays en faveur de l’intégration régionale, mais également sa volonté de maintenir la crédibilité de la sous-région.
La suspension temporaire des activités non stratégiques de la CEMAC, annoncée le 8 février 2026, a mis en lumière une crise de trésorerie qui est en train de paralyser cette institution. Le problème majeur réside dans le non-paiement par plusieurs États membres de la Taxe d’intégration communautaire (TIC), qui représente la principale source de financement de la Commission. Cette impasse a des conséquences graves, entravant les missions administratives, les études sectorielles et les programmes de coordination régionale.
Le Gabon à jour de ses contributions
Dans ce contexte délicat, le Gabon se démarque en tant qu’exception. Libreville est, jusqu’à présent, le seul pays à avoir respecté l’ensemble de ses obligations financières, montrant ainsi sa détermination à préserver la dynamique d’intégration et la crédibilité de la zone CEMAC. Cependant, cet effort, bien qu’admirable, a des retombées immédiates limitées en raison du blocage global du mécanisme communautaire.
Concrètement, cette paralysie impacte plusieurs leviers essentiels de l’économie gabonaise. Les projets d’infrastructures transfrontalières, particulièrement dans les secteurs routier et énergétique, sont ralentis. Les initiatives de libre-échange, qui sont cruciales pour la diversification économique en dehors du secteur pétrolier, se retrouvent également suspendues. De plus, la coordination régionale face aux nouvelles réglementations environnementales européennes, comme le règlement anti-déforestation (EUDR), est affaiblie par cette crise.
Bien que la stabilité monétaire et le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) restent préservés, l’arrêt temporaire des activités de la CEMAC souligne l’urgence pour tous les États membres de régulariser leurs contributions. Pour le Gabon, le défi est clair : sans une intégration régionale efficace, toute perspective de relance économique post-transition risque de demeurer fragile.








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