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CAN 2025 : le Maroc déclaré champion, 2 mois après sur tapis vert !

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Ce mardi 17 mars, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement déchu le Sénégal de son titre de champion d’Afrique 2025, offrant la victoire sur tapis vert au Maroc (3-0). Sur la base de l’évocation de l’article 84 de son règlement, l’instance faîtière du football africain transforme une finale disputée sur le terrain en un imbroglio administratif d’un ridicule consommé.

Le verdict est tombé, aussi absurde qu’assourdissant. Une finale remportée sur le gazon mais perdue dans les bureaux. Sur la pelouse de Rabat, le 18 janvier dernier, les Lions de la Teranga s’étaient imposés à la force du jarret (1-0). Mais la mémoire collective ne retiendra pas le but de la victoire. Bien au contraire, le souvenir c’est la scène ubuesque d’une équipe quittant le terrain, excédée par un arbitrage vidéo aux allures de farce.

La CAN de la honte !!!

Aujourd’hui, la CAF valide une jurisprudence dangereuse. Celle où le règlement disciplinaire prime sur la réalité sportive. Ainsi donc d’un trait de plume la performance des joueurs de Pape Thiaw est effacée. Sapristi ! L’image du football africain une nouvelle fois écornée par le jeu de chantage et de pouvoir. Cette décision donne une image peu reluisante, voire archaïque, du football continental.

Comment justifier qu’un pays soit sacré champion deux mois après le coup de sifflet final, sur la base d’un forfait technique ? Entre les envahissements de terrain non maîtrisés et cette « victoire de bureau », le spectacle offert au monde entier est celui d’une organisation qui peine à se professionnaliser. Le football se joue avec un ballon, pas avec des paragraphes. Cette décision transforme la CAN en une foire aux recours juridiques.

En privilégiant la rigidité des textes à l’équité du sport, la CAF s’expose aux moqueries internationales. Alors que le football africain déborde de talent, ses instances dirigeantes persistent à le maintenir dans une zone d’ombre où l’arbitraire semble être la seule règle constante. Pour le Sénégal, c’est une injustice. Soulignons que le Maroc rechigne à organiser la CAN féminine et d’autres compétitions sportives. Coïncidence ou chantage? Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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