CAISTAB : une gouvernance réorganisée pour renforcer l’efficacité dans la filière café-cacao
La Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) engage une réforme de sa gouvernance visant à clarifier les rôles entre le conseil d’administration et la direction générale. Une réorganisation stratégique destinée à améliorer la performance de l’institution et à renforcer son impact au bénéfice de la filière café-cacao et des producteurs gabonais.
La Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) amorce un tournant important dans son fonctionnement interne. Dans un contexte où la relance et la structuration de la filière café-cacao constituent un enjeu économique et social majeur, l’institution a décidé de revoir les fondements de sa gouvernance afin de gagner en lisibilité, en efficacité et en cohérence stratégique.
Des rôles mieux définis pour une action plus cohérente
Au cœur de cette nouvelle dynamique, une clarification nette des attributions respectives du conseil d’administration et de la direction générale. L’objectif affiché est de mettre fin aux chevauchements de compétences susceptibles de freiner l’action de l’organisme, tout en instaurant une séparation plus fonctionnelle entre les missions de pilotage stratégique et celles relevant de l’exécution opérationnelle.
Selon les orientations arrêtées, le conseil d’administration est appelé à se recentrer sur ses missions essentielles : définition des grandes orientations, contrôle de l’action managériale et évaluation des résultats. De son côté, la direction générale se voit confortée dans son rôle de mise en œuvre des politiques arrêtées, avec une responsabilité accrue dans la gestion quotidienne et l’atteinte des objectifs assignés.
Cette répartition plus claire des responsabilités vise à prévenir les interférences internes, à fluidifier la coordination entre les organes de décision et à instaurer une culture de gouvernance fondée sur la redevabilité et la performance.
Un signal fort en direction des producteurs
Au-delà des ajustements institutionnels, cette réforme se veut un signal fort adressé aux acteurs de la filière café-cacao, en premier lieu aux producteurs. En renforçant sa gouvernance, la Caistab entend mieux remplir sa mission de stabilisation, de soutien et de régulation, dans un environnement marqué par la volatilité des marchés et les défis liés à la compétitivité agricole.
À travers cette réorganisation, l’institution affirme sa volonté de se positionner comme un outil plus agile et plus efficace au service de l’État, tout en contribuant à la valorisation durable des filières agricoles stratégiques. Une étape clé, alors que le Gabon ambitionne de redonner toute sa place au café et au cacao dans son modèle de diversification économique.








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