Bizango-Akelening : un quartier en proie à l’insécurité !
Situé dans le 3ᵉ arrondissement de la commune de Ntoum, le quartier Bizango-Akelening vit désormais sous la menace constante de l’insécurité. Vols à la tire, braquages nocturnes et bagarres à l’arme blanche se multiplient, installant un climat de peur durable parmi les habitants. Excentrée et dépourvue d’autorité judiciaire à proximité immédiate, cette zone apparaît aujourd’hui comme un terrain favorable aux actes de délinquance. Les populations, livrées à elles-mêmes, se disent abandonnées face à des individus qui opèrent en toute impunité.
Cette insécurité grandissante affecte profondément le quotidien de centaines de personnes. Les habitants sont contraints de redoubler de vigilance pour protéger leurs biens et préserver leur intégrité physique. « Il y a quelques années, on pouvait laisser nos affaires dehors sans surveillance et les retrouver intactes. Aujourd’hui, ce n’est plus possible », témoigne Chris, résident du quartier. Une situation qui bouleverse les habitudes et transforme chaque déplacement en source d’angoisse, notamment à la tombée de la nuit.
Un quartier en pleine expansion mais laissé pour compte
La peur est telle que de nombreux habitants évitent désormais de sortir après 21 heures. « Nous n’osons plus sortir le soir et espérer rentrer en toute sécurité. Certaines sorties sont complètement dans le noir, et c’est là que les risques sont les plus élevés », confie Arielle. Pourtant, l’extension progressive du quartier et l’arrivée de nouveaux résidents étaient initialement perçues comme une opportunité de développement. Mais l’absence d’éclairage public, d’eau potable et d’infrastructures de base a transformé cet espoir en désillusion. « On vit dans la peur, les brigands profitent du silence et de l’obscurité pour agir », ajoute-t-elle.
Face à cette situation, les populations réclament des mesures urgentes. La mise en place d’une patrouille municipale permanente et la réhabilitation de la route d’accès figurent parmi les priorités exprimées. Selon les habitants, ces actions permettraient une intervention plus rapide des forces de l’ordre en cas de signalement. « Quand on appelle la police, les délais sont longs, la zone est mal connue et la route dégradée depuis les rails complique l’accès », explique Chris.
Jeune quartier en pleine croissance, Bizango-Akelening voit aujourd’hui son attractivité menacée par l’insécurité. Car qui voudrait y vivre ou y investir lorsque les bandits semblent prendre leurs aises ? Les habitants espèrent désormais que leur cri d’alarme sera entendu et que des solutions concrètes viendront restaurer la sécurité et la dignité dans cette zone oubliée.









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