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BAD : Libreville hôte de la 10ᵉ édition de l’Africa Energy Market Place 

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Libreville accueillera les 8 et 9 avril 2026 la 10ᵉ édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP), organisée par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Au cœur des échanges : la construction d’un Pacte national de l’énergie dans le cadre de Mission 300, une initiative ambitieuse visant à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Le Gabon s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa stratégie énergétique. À travers l’organisation de l’Africa Energy Market Place (AEMP), le Groupe de la BAD, en partenariat avec le gouvernement gabonais et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique, entend poser les bases d’une feuille de route structurée pour la transition énergétique nationale.

Placée sous le thème « Consultation des parties prenantes sur le Pacte national de l’énergie pour la mise en œuvre de Mission 300 », cette rencontre réunira décideurs publics, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé. Objectif affiché : construire une vision cohérente et partagée pour améliorer durablement l’accès à l’électricité au Gabon.

Une plateforme stratégique pour structurer les investissements énergétiques

Créé par la Banque africaine de développement, l’Africa Energy Market Place s’impose comme un cadre de dialogue privilégié entre États, investisseurs et institutions de développement. Cette plateforme vise à lever les obstacles à l’investissement dans le secteur énergétique, en favorisant la coordination des acteurs et la structuration de projets bancables.

Pour cette édition organisée à Libreville, l’enjeu est particulièrement stratégique. Il s’agit de décliner au niveau national les ambitions de Mission 300, initiative conjointe de la Banque mondiale et de la BAD, qui vise à élargir massivement l’accès à l’électricité sur le continent africain à l’horizon 2030.

Cinq priorités pour repenser le modèle énergétique gabonais

Les travaux s’articuleront autour de cinq axes structurants, révélateurs des défis énergétiques du pays. Il sera notamment question de renforcer les capacités de production et de moderniser les infrastructures à des coûts maîtrisés, dans un contexte où l’accès à une énergie fiable demeure un enjeu central pour les ménages et les entreprises.

L’intégration régionale sera également au cœur des débats, tout comme le développement des énergies renouvelables décentralisées et des solutions de cuisson propre, considérées comme des leviers essentiels pour élargir l’accès à une énergie abordable.

Par ailleurs, la mobilisation du secteur privé apparaît comme un impératif pour combler le déficit d’investissement, tandis que la question de la viabilité financière des opérateurs énergétiques reste déterminante pour garantir un service fiable et durable.

Vers une nouvelle gouvernance énergétique ?

Au-delà des annonces, cette rencontre pose une question de fond : celle de la capacité du Gabon à traduire ces orientations en réformes concrètes. Entre ambitions continentales et réalités nationales, la réussite du Pacte national de l’énergie dépendra de la cohérence des politiques publiques, de la transparence dans la gouvernance et de la capacité à attirer des financements structurants.

Dans un pays où les défis d’accès à l’électricité persistent, malgré un potentiel énergétique important, cette consultation pourrait marquer un tournant. À condition, toutefois, que les engagements issus de cette plateforme dépassent le stade des intentions pour s’inscrire dans une dynamique d’exécution effective.

Henriette Lembet

Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...

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