Affaire Roland Olouba : le B2 s’excuse, la pression reste entière sur les forces de défense
Après l’interpellation musclée du journaliste Roland Olouba Oyabi, la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (B2) a présenté ses excuses à la Haute Autorité de la Communication. Un geste d’apaisement, rapporté par Gabon-info.com, qui ne dissipe toutefois ni les inquiétudes de la profession, ni les interrogations sur le respect effectif de la liberté de la presse au Gabon.
L’affaire continue de faire des vagues. Selon les informations publiées par Gabon-info.com, une délégation de la Haute Autorité de la Communication a été reçue, samedi 17 janvier 2026, par le Directeur général de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (B2), le colonel Joseph Ondo. À cette occasion, le patron du B2 a présenté ses excuses à l’institution de régulation pour le « désagrément » causé la veille, lors de l’arrivée de ses membres.
Un geste jugé « salutaire » par plusieurs observateurs, d’autant plus qu’il a été confirmé que Roland Olouba Oyabi se porte bien. Une précision importante, tant les premières heures ayant suivi son interpellation avaient alimenté de fortes inquiétudes au sein de la corporation et sur les réseaux sociaux.
Dossier transmis au parquet, la garde à vue se poursuit
Lors de cet échange, le colonel Joseph Ondo a indiqué que le dossier avait été transmis au Parquet de la République, désormais chargé de la suite de la procédure, sous l’autorité du procureur Dick Boungou Mikolo. Dans la foulée, la délégation de la HAC s’est rendue auprès de ce dernier afin de s’enquérir de l’évolution du dossier.
Selon les mêmes sources, le procureur a confirmé que le journaliste est toujours placé en garde à vue, invoquant les nécessités de l’enquête. Une position qui, loin de calmer les tensions, entretient le malaise dans un contexte déjà marqué par une extrême sensibilité autour des atteintes présumées à la liberté de la presse.
La HAC plaide pour la relaxe du journaliste
Fidèle à sa mission de protection des journalistes dans l’exercice de leur profession, la Haute Autorité de la Communication a clairement plaidé pour la relaxe de Roland Olouba Oyabi. L’objectif affiché : lui permettre de recouvrer sa liberté, de retrouver sa famille et de reprendre ses activités professionnelles au sein de sa rédaction.
Pour rappel, le journaliste, également directeur de publication du journal Gabon Mail Infos, a été interpellé de manière brutale le jeudi 15 janvier 2026 à Awendjé, dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, alors qu’il se rendait à un reportage, selon Gabon-info.com.
Alors que le parquet devrait se prononcer dans les prochaines heures, la corporation des journalistes, la HAC et le Cercle des Patrons de la Presse Privée en Ligne (CPPPL) attendent désormais des actes forts. Au-delà des excuses du B2, c’est une décision judiciaire conforme aux principes de l’État de droit et à la liberté de la presse qui est attendue.









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