Affaire Opiangah : l’UDIS alerte sur l’impact social et économique de cette crise
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Invité sur Le Canapé Rouge de Gabon Media Time, ce mercredi 27 février 2025, Edmond Epoma Ngadi, porte-parole de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS), a une nouvelle fois dénoncé l’impact économique et social de l’affaire qui secoue son parti. Selon lui, la situation dépasse largement le cadre judiciaire et entraîne une précarisation de milliers de Gabonais.
Un désastre économique et humain. Dans un plaidoyer empreint d’émotion, Edmond Epoma Ngadi a mis en lumière les conséquences dramatiques de l’affaire qui vise le président de l’UDIS, Hervé-Patrick Opiangah. Selon lui, la mise sous scellés de la Holding HPO et l’acharnement judiciaire contre son dirigeant ont eu un effet dévastateur sur l’emploi et les familles gabonaises.
« Capitaine de l’industrie, Hervé-Patrick Opiangah, c’est 5000 emplois directs et près de 2000 emplois indirects. Lorsqu’il est touché, c’est à peu près 7000 Gabonais qui se retrouvent précarisés, jetés comme ça dans la rue. Un Gabonais qui travaille, nous le savons, entretient sous son aile plusieurs autres Gabonais. Il faut avoir un cœur ! », a-t-il martelé.
Le porte-parole de l’UDIS a tenu à rappeler que derrière ce feuilleton politico-judiciaire se cachent des réalités bien plus dures : des milliers de travailleurs et leurs familles privés de salaire, plongés dans l’incertitude et l’angoisse.
Un appel à la Première Dame et aux institutions
Face à cette situation critique, Edmond Epoma Ngadi a lancé un appel aux autorités et en particulier à la Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, afin qu’elle prenne la mesure des souffrances engendrées. « Nous appelons le cœur de la République, Mme Zita Oligui Nguema, à se pencher sur toutes ces familles. 7000 familles jetées dans la rue, précarisées, qui ne peuvent plus aller au travail, qui ne peuvent plus avoir leur salaire, qui ont passé les fêtes de fin d’année dans l’obscurité », a-t-il déclaré.
Selon lui, la situation révèle une profonde crise au sein de la justice gabonaise, qu’il qualifie de « grand corps malade de notre société ». Il exhorte les institutions à faire preuve d’humanité et à considérer l’impact humain et social de leurs décisions.
Alors que l’affaire Opiangah continue d’agiter la scène politique, l’UDIS entend bien faire pression pour que l’État prenne des mesures visant à préserver les emplois et la stabilité économique du pays. Une situation qui, au-delà du cas de son président, pose la question du climat des affaires et du respect des principes de justice sociale au Gabon.
GMT TV