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Affaire Mbanié : le Burundais Albert Shingiro désigné facilitateur par l’UA !

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Albert Shingiro a été désigné, le mercredi 25 mars 2026, comme envoyé spécial de l’Union africaine pour le Gabon et la Guinée équatoriale. L’ancien ministre Burundais des affaires étrangères a pour mission d’accompagner la mise en œuvre de la décision rendue le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice concernant la délimitation des frontières et la souveraineté des îles Mbanié, Conga et Cocoteros.

Après plus de 50 ans de conflit frontalier sous fond de camaraderie interétatique, la Cour internationale de Justice (CIJ) vidait le litige entre le Gabon et la Guinée-Equatoriale. En effet, dans sa décision du 19 mai 2025 qui donnait raison au pays de Teodoro Obiang Nguema Mbazogo, la haute juridiction internationale consacrait leur souveraineté sans équivoque sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga. Seulement, depuis, peu de lignes ont bougé dans l’application de ce verdict qui avait fait couler encre et salive.

Le Gabon pas réfractaire à la cession des Îles jadis querellées !

« Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a nommé Albert Shingiro, ancien ministre des Affaires étrangères du Burundi, en qualité d’Envoyé spécial chargé d’accompagner la République gabonaise et la République de Guinée équatoriale dans la mise en œuvre de l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice le 19 mai 2025, relatif à la délimitation terrestre et maritime ainsi qu’à la souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocoteros », indique le communiqué de l’Union africaine.

Il est tout de même judicieux de préciser que cette nomination résulte de la volonté du Gabon et de la Guinée Équatoriale actée lors d’une réunion quadripartite organisée en février 2026 sous l’égide de l’Union africaine. Les deux États frères par l’histoire et la culture avaient alors réitéré leur intérêt de faire appliquer la décision de la Cour internationale de justice. Doit-on rappeler que ladite institution avait déterminé la valeur des titres juridiques ? La délimitation maritime devant être négociée en application de la Convention de Montego Bay. Un règlement pacifique est plus qu’envisagé. Nous y reviendrons !

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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