Affaire du policier Moulou-Mighindi : la mise au point de GMT

Dans un communiqué lu sur les antennes de Gabon 24 le 19 janvier 2026, les Forces de police nationale ont publiquement mis en cause la déontologie professionnelle de Gabon Media Time. Cette sortie fait suite à l’interview diffusée le dimanche 18 janvier 2026 sur nos plateformes, accordée par le brigadier-chef-major de la Police nationale, Moulou-Mighindi Haardy Gaël.
Au cours de cet entretien, l’intéressé a formulé de graves accusations à l’encontre de certains agents de ce corps. Les Forces de police nationale ont notamment déploré que notre média n’ait « pas pris la peine de recouper et vérifier l’information auprès des services de la Police nationale avant diffusion », estimant que cette démarche contreviendrait aux règles éthiques et déontologiques du journalisme.
Face à ces accusations, Gabon Media Time tient à réaffirmer avec clarté et fermeté son attachement indéfectible à l’indépendance éditoriale, à la liberté de la presse et au pluralisme des idées, principes fondamentaux consacrés par les textes en vigueur. La décision de diffuser l’interview de Monsieur Moulou-Mighindi Haardy Gaël n’a nullement été prise à la légère.
Elle a été précédée d’une analyse rigoureuse des documents mis à la disposition de la rédaction par l’intéressé et nous avons pris le soins de mesurer les paramètres professionnels, juridiques et éthiques qui encadrent l’exercice de notre métier. Gabon Media Time rappelle que le Code de la communication, invoqué par la Police nationale pour remettre en cause notre déontologie, interdit notamment d’exprimer des commentaires ou conjectures sur des faits non vérifiés, ainsi que toute insinuation malveillante, calomnie, injure, altération ou déformation de documents, falsification des faits ou mensonge. À aucun moment, notre média n’a enfreint ces prescriptions.
En l’espèce, il s’agissait d’une interview accordée par une personne ayant librement accepté de s’exprimer à visage découvert, en assumant pleinement l’intégralité de ses déclarations. Ces propos reposaient sur des documents que l’intervenant affirmait détenir et que notre rédaction a pris le soin d’examiner, non pas pour attester de la véracité absolue des accusations portées, mais afin d’en apprécier la crédibilité et la cohérence.
Gabon Media Time rappelle qu’aucun organe de presse n’est tenu de contrôler ou d’endosser les propos tenus par un individu dans le cadre d’une interview, pas plus qu’il ne saurait en être tenu juridiquement ou moralement responsable. Si les Forces de police nationale s’estiment lésées par la diffusion de ce contenu, Gabon Media Time rappelle que la Haute Autorité de la Communication (HAC) demeure la seule instance compétente pour apprécier et, le cas échéant, statuer sur de telles questions.
En conséquence, notre média réfute avec la plus grande énergie les accusations portées à son encontre et qui tendent à ternir son image et sa crédibilité. Gabon Media Time continuera, dans le respect de la loi et sans troubler l’ordre public, à donner la parole à toutes les parties. C’est d’ailleurs dans cet esprit de responsabilité et d’équilibre que nous avons pris l’initiative de diffuser, sur l’ensemble de nos canaux, le communiqué des Forces de police nationale nous mettant directement en cause.
La Rédaction






GMT TV
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